La "Bible du XIIIe siècle", vers 1280, présente une traduction à partir de la Vulgate de toute la Bible dans le français de l'Ile-de-France. Au XIVe siècle sont produites la "Bible anglo-normande", la "Bible de Jean de Sy", puis celle de Raoul de Presles. En 1530 paraît la "Bible d'Anvers" de Lefèvre d'Etaples.
Au XVIe siècle, avec la Réforme, les traductions se multiplient. Les protestants traduisent la Bible en français à partir du texte hébreu massorétique, celui des experts juifs qui, du VIe au Xe s., avaient fixé le canon et la langue hébraïques. Paraissent successivement la "Bible d'Olivétan", à Neuchâtel en 1535, la "Bible de Genève" en 1546 et la "Bible de Castellion", à Bâle en 1555.
Les catholiques publient, toujours à partir du texte massorétique, la "Bible de Louvain" en 1550 et la "Bible de Benoist" à Paris en 1566.
Autour de Lemaistre de Sacy, des Jansénistes éditent encore une traduction de la Bible en 1665.
Aux XIXe et XXe siècles, on assiste à une floraison de traductions, catholiques ou protestantes, qui tiennent compte des progrès de la recherche scientifique. Pour le XIXe siècle, rappelons du côté catholique la traduction du chanoine Crampon (Tournai, 1894-1899) et, du côté protestant, celle de Louis Segond (1880).
Au XXe siècle paraissent la protestante "Bible du Centenaire" (1928-1947) et la catholique "Bible de Jérusalem" (1948-1955), qui a été le départ de nombreuses traductions étrangères. La "Traduction oeucuménique de la Bible" (1972-1975) reste à ce jour, dans le monde, la seule traduction qui ait été, de bout en bout, une entreprise oeucuménique.
En septembre 2001, la "Bible nouvelle traduction" de Bayard crée un événement culturel sans précédent : 20 écrivains ont été associés au travail de 27 exégètes pour traduire à frais nouveaux la Bible et l'inscrire dans la littérature contemporaine. C'est la première fois que des protestants, des catholiques, des juifs, des agnostiques et des incroyants ont travaillé ensemble au service du même texte biblique.